La FinTech made in Israël attise la convoitise des grandes banques

November 13, 2015

Barclays, Citi, Visa Europe ont récemment mis en place des centres d’innovation ou des accélérateurs à Tel-Aviv.
La FinTech israélienne a ainsi levé 369 millions de dollars en 2014.

LesEchos fintechIsraël commence à capitaliser sur son expertise mondiale dans le high-tech pour séduire les grands noms de l’industrie financière. La FinTech made in Israel aiguise les appétits. Parmi les signes qui ne trompent pas, la tenue pour la première fois à Tel-Aviv, les 10-11 novembre, d’une conférence organisée sous l’égide du blog Bank Innovation, en partenariat avec la banque Leumi et en présence de nombreux responsables de banques étrangères, dont des représentants de Citi, Rabobank ou de Santander.

De fait, le secteur ne manque pas d’attraits. Forte de quelque 400 start-up, la FinTech israélienne a levé l’an passé 369 millions de dollars avec un total de 59 transactions (contre 148 millions en 2013, pour 38 opérations). S’appuyant sur un écosystème très en pointe sur le Big Data, le « risk management » ou la sécurité, elle compte plusieurs leaders mondiaux, à l’image d’ Actimize (lutte antifraude), Fundtech (solutions de transaction bancaires) ou encore Trusteer (cybersécurité).

Un « hub » d’envergure mondiale

« Israël est rapidement devenu un “hub” d’envergure mondiale dans les technologies financières, estime Daniel Abrahams, fondateur de la start-up britannique Cur­rencyTransfer.com, qui y possède un centre de R&D. L’environnement réglementaire est favorable aux entrepreneurs. Il existe même une ambassade du bitcoin à Tel-Aviv ! » De quoi inciter les grands noms de l’industrie bancaire à y rechercher des solutions innovantes.

C’est ainsi que, depuis quelques années, des géants comme Citigroup et Barclays, et plus récemment Visa Europe, n’ont pas hésité à ouvrir des centres d’innovation israéliens, doublés le plus souvent d’accélérateurs de start-up. Barclays lancera ainsi en mars 2016 à Tel-Aviv son incubateur Rise pour couver 10 jeunes pousses œuvrant dans la FinTech. A New York, cette initiative déjà déployée en partenariat avec le spécialiste TechStars lui a permis d’annoncer cet automne une « collaboration » avec la start-up d’origine israélienne Wave, œuvrant dans la blockchain (la technologie qui sous-tend le bitcoin­), autre point fort de l’écosystème local. Quant à Santander, il vient d’investir – via son fonds InnoVentures – dans la jeune pousse israélienne MyCheck.

« Les banques viennent chercher ici du talent, de l’initiative et des idées », commente Stéphane Dubois, le fondateur français de la société californienne Xignite (données financières), pour laquelle Israël s’est hissé au rang de quatrième marché, avec des clients comme eToro ou Seeking­ Alpha. « Tel-Aviv est leader pour tout ce qui a trait au trading. C’est un marché très développé », confie­ ce responsable en marge de la conférence Bank Innovation.

« Nos entrepreneurs ont appliqué un savoir-faire acquis dans le marketing en ligne, couplé à des algorithmes sophistiqués de scoring, pour répondre à la demande croissante des PME, avec des sociétés comme Fundbox ou BlueVine », ajoute le gourou israélien de la FinTech, Avi Zeevi, cofondateur de Carmel Ventures. Un fonds qui, avec Personetics ou Payoneer, affiche plusieurs success stories au compteur.

by Nathalie Hamou

Source: LesEchos.fr

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